dimanche, 04 mars 2007
L'Histoire réécrite par l'UNEF
Ah, cette belle et grande histoire qui nous réunie et nous rend fière d'être à l'UNEF, comment ne pas en parler à la veille de la célébration de nos 100 ans.
Cependant, je ne prendrais pas le risque de me perdre dans les méandres d'une histoire dont les interprétations sont variables et dont j'ai entendu tellement de version différentes ces dernières années que je ne serais aujourd'hui moi-même vous la conter. Je m'arrêterais donc à celle qui est donnée très officiellement par l'UNEF. Cependant, je ne peux rester muet devant l'objectif qui se susurre dans les couloirs de l'organisation étudiante à l'occasion de cette célébration: l'UNEF va réécrire l'histoire!
Et oui car cette histoire n'est pas simple. Souvent lieu de division et d'affrontement, ce ne sont jamais les mêmes personnes, courants et idéologies qui ont lancé un projet et qui l'ont fait aboutir. Alors, nous, membres de l'unef syndicale, comment revendiquer une histoire dans laquelle notre place est minoritaire ? Est-ce bien à nous d'être fière et de revendiquer cette histoire ?
Reprenons donc l'histoire telle qu'elle nous est contée par l'UNEF sur son site et posons ouvertement ces questions qui nous taraudent:
L'UNEF (en réalité l'UNAGEF) est crée en 1907 par des associations étudiantes de villes, les fameuses AGE. Elle est une fédération d'association qui organisent la vie étudiante dans leurs villes (restaurants étudiants, ancêtre des RUs , logements étudiants, ancêtres des cités U,...).
Cette UNEF "corporatiste" créé l'ancêtre des centres sportifs Universitaires, de l'OTU et des CROUS, un journal étudiant, un sanatorium étudiant ou un centre de statistique étudiante. Elle obtiendra également la création des mutuelles étudiantes ou la cogestion des oeuvres universitaires (CROUS) par les étudiants. C'est ainsi qu'en 49 années d'existence de l'UNEF, quelques grandes avancées, qui perdurent encore aujourd'hui, sont mises en place pour les étudiants.
En 1946 seulement le mouvement syndicale commence à prendre au sein de l'UNEF avec l'adoption de la charte de Grenoble et ce mouvement continuera en 1956 avec la prise de pouvoir des "minos" dans le contexte difficile de la guerre d'Algérie et s'achèvera en 1961 avec le départ d'une grande partie des "majos" et l'adoption en 1962 d'une ligne de conduite "syndicale". Alors commence réellement l'histoire de l'UNEF, notre UNEF, l'UNEF syndicat étudiant.
Alors que la France ne se déchire plus de guerre en guerre, l'UNEF, elle commence un long chemin pour se trouver. les
mouvements communistes, chrétiens, la tendance PSU, les mitterandistes, les Strokystes lambertistes, les anti-marxistes, les révolutionnaires et les modérés... autant de courant qui se lient, se délient, se créent et se transforment. Cela va fortement ralentir l'UNEF qui passera bien trop de temps à se battre en interne au lieu de parler d'une seule voix. UNEF-US, UNEF-ID, UNEF-SE, UNEF-RS, Cé,... des visages différents d'une seule entité qui se cherche désespérément. Aujourd'hui, l'UNEF parle d'une voix plus unie avec la réunification de l'UNEF-ID et l'UNEF en 2001. Mais ces années de guerres internes ont hélas vues plus d'oppositions (justifiées) que de réalisations concrètes. Alors que nous avons combattu les reforme d'Alice Saunier-Seïté, la reforme Devaquet, la reforme Balladur la reforme Juppé, la reforme Fillon, la loi Ferry, le LMD ou le CPE, nous avons milité pour l'allocation d'étude étudiante, des reformes pédagogiques (obtenu dans la reforme Bayrou), nous avons obtenu un plan social étudiant et nous battons encore aujourd'hui pour le statut social pour les jeunes et l'allocation d'autonomie pour les étudiants.
Quel bilan tirer de cette histoire ?
Moi, ça m'a toujours laissé perplexe. Je reconnais qu'on à la main facile pour s'opposer car l'opposition contre un ennemi commun est bien la meilleur des manières pour obtenir l'unité en interne, mais nous connaissons bien trop de difficulté lorsqu'il s'agit de proposer et d'avancer. Lorsqu'on discute avec les gouvernements pour faire avancer nos revendications, nos plus extrémistes nous accusent de collaboration et lorsqu'on s'interpose fortement, nos plus modéré nous accusent de nous enfermer dans une contestation permanente.
Je me demande également si l'on peux légitimement revendiquer ce qu'a fait l'UNEF, et notamment durant ses 50 premières années sous prétexte que c'est nous qui avons gardé le nom UNEF. Car, en effet, revendiquer, par exemple, ce qui à été fait sous la direction des majos alors que nous les combattons aujourd'hui sur tous les terrains, cela laisse perplexe. Revendiquer les acquis d'une organisation obtenus à une époque où nous n'étions même pas existant, c'est comme laisser Sarkozy voler l'héritage de Jaures et Blum à la gauche. Un pays comme la France se doit de porter l'héritage de son passé car elle est la seule à le représenter, mais nous savons bien que les corpos existent toujours, partout en France, et nous attribuer ce qu'ont fait leurs prédécesseurs c'est un peu dérangeant, car c'est nous inscrire dans la même mouvance que ces saoulards. N'oublions pas qu'aucune des AGE membres actuelles de l'UNEF n'était membre de l'UNEF du début du siècle alors qu'il en reste encore chez nos adversaire de la FAGE (dont le sigle veux étrangement dire "Fédération d'AGE"... comme l'UNEF à ses débuts avec le nom d'UNAGEF). Personnellement je ne veux rien avoir à faire avec ces gens là et ce mélange me dérange. Mais la question se pose également sur l'histoire plus récente selon les mouvances syndicales qui étaient à la tête de notre organisation.
Bref, loin de vouloir fermer les yeux sur un bout de l'histoire, je me demande tout de même si il est bien de notre devoir de chercher à réécrire celle-ci dans le sens syndicale alors que l'UNEF,aujourd'hui c'est nous et que nous savons bien que ce n'est pas prêt de changer. Serais-ce un aveu de faiblesse ou de peur de la part de notre direction après la victoire volée de la FAGE aux dernières élections CROUS ou une tentative d'imposer notre vision d'une autre manière que part l'importance de nos acquis pour les étudiants ?
Pour un mouvement fort comme le notre, il n'est nul besoin de récupérer les acquis des autres, obtenons-en de meilleurs et de plus durables, et l'Histoire comprendra qu'elle UNEF il faut retenir.
A l'occasion du congrès des 100 ans de l'UNEF, notre organisation à créé un très joli site web sur lequel est proposée une histoire du mouvement étudiant.
Un autre avis sur cette histoire donné par Diégo MELCHIOR, un étudiant plutôt partisan de la Cé qui, bien qu'il perde un peu beaucoup les pédales en dissertant sur le "N" de "UNEF", ne garde pas moins une vision enrichissante de cette histoire qu'il nous livre sur son blog (citation protégée par le droit d'auteur):
"On peut certes fêter les 100 ans du sigle UNEF mais ne surtout pas fêter 100 ans d’Histoire de l’UNEF. La nuance est d’importance. Le Parti Socialiste l’avait d’ailleurs bien perçu lorsqu’en 2005 : c’était bien les 100 ans du socialisme français qu’il fêtait et non pas les 100 ans du Parti Socialiste qui, lui, n’a pas 100 ans mais aujourd’hui 36 ans (Congrès d’Epinay, 1971). Alors lorsque nous lisons sur un tract de l’UNEF, le slogan « UNEF, le syndicat indispensable depuis 100 ans », l’historien ne peut que se sentir interpeller. Bien sûr le sigle de l’UNEF a 100 ans (et encore avec une interruption d’une trentaine d’année), mais contrairement à ce que suggère le slogan, l’Histoire de l’UNEF n’a rien de monolithique durant 100 années. Fêter les 100 ans de l’UNEF est proprement au pire une manipulation, au mieux une erreur de réflexion historique. Ce qu’il aurait fallu fêter, ce sont les 100 ans du mouvement étudiant français. Évidemment, l’UNEF, première centrale syndicale étudiante de France, ne pouvait pas présenter l’anniversaire de cette manière car qui dit fête des 100 ans du syndicalisme étudiant dit prendre en compte un certain nombre d’autres syndicats qui ne sont pas l’UNEF mais qui ont été des acteurs en bien ou en mal du mouvement étudiant."
Une autre lecture de cette même histoire proposée par l'encyclopédie participative virtuelle: Wikipedia: Histoire du mouvement étudiant.
Cependant, je ne prendrais pas le risque de me perdre dans les méandres d'une histoire dont les interprétations sont variables et dont j'ai entendu tellement de version différentes ces dernières années que je ne serais aujourd'hui moi-même vous la conter. Je m'arrêterais donc à celle qui est donnée très officiellement par l'UNEF. Cependant, je ne peux rester muet devant l'objectif qui se susurre dans les couloirs de l'organisation étudiante à l'occasion de cette célébration: l'UNEF va réécrire l'histoire!
Et oui car cette histoire n'est pas simple. Souvent lieu de division et d'affrontement, ce ne sont jamais les mêmes personnes, courants et idéologies qui ont lancé un projet et qui l'ont fait aboutir. Alors, nous, membres de l'unef syndicale, comment revendiquer une histoire dans laquelle notre place est minoritaire ? Est-ce bien à nous d'être fière et de revendiquer cette histoire ?
Reprenons donc l'histoire telle qu'elle nous est contée par l'UNEF sur son site et posons ouvertement ces questions qui nous taraudent:
L'UNEF (en réalité l'UNAGEF) est crée en 1907 par des associations étudiantes de villes, les fameuses AGE. Elle est une fédération d'association qui organisent la vie étudiante dans leurs villes (restaurants étudiants, ancêtre des RUs , logements étudiants, ancêtres des cités U,...).
En 1946 seulement le mouvement syndicale commence à prendre au sein de l'UNEF avec l'adoption de la charte de Grenoble et ce mouvement continuera en 1956 avec la prise de pouvoir des "minos" dans le contexte difficile de la guerre d'Algérie et s'achèvera en 1961 avec le départ d'une grande partie des "majos" et l'adoption en 1962 d'une ligne de conduite "syndicale". Alors commence réellement l'histoire de l'UNEF, notre UNEF, l'UNEF syndicat étudiant.
Alors que la France ne se déchire plus de guerre en guerre, l'UNEF, elle commence un long chemin pour se trouver. les
Quel bilan tirer de cette histoire ?
Moi, ça m'a toujours laissé perplexe. Je reconnais qu'on à la main facile pour s'opposer car l'opposition contre un ennemi commun est bien la meilleur des manières pour obtenir l'unité en interne, mais nous connaissons bien trop de difficulté lorsqu'il s'agit de proposer et d'avancer. Lorsqu'on discute avec les gouvernements pour faire avancer nos revendications, nos plus extrémistes nous accusent de collaboration et lorsqu'on s'interpose fortement, nos plus modéré nous accusent de nous enfermer dans une contestation permanente.
Je me demande également si l'on peux légitimement revendiquer ce qu'a fait l'UNEF, et notamment durant ses 50 premières années sous prétexte que c'est nous qui avons gardé le nom UNEF. Car, en effet, revendiquer, par exemple, ce qui à été fait sous la direction des majos alors que nous les combattons aujourd'hui sur tous les terrains, cela laisse perplexe. Revendiquer les acquis d'une organisation obtenus à une époque où nous n'étions même pas existant, c'est comme laisser Sarkozy voler l'héritage de Jaures et Blum à la gauche. Un pays comme la France se doit de porter l'héritage de son passé car elle est la seule à le représenter, mais nous savons bien que les corpos existent toujours, partout en France, et nous attribuer ce qu'ont fait leurs prédécesseurs c'est un peu dérangeant, car c'est nous inscrire dans la même mouvance que ces saoulards. N'oublions pas qu'aucune des AGE membres actuelles de l'UNEF n'était membre de l'UNEF du début du siècle alors qu'il en reste encore chez nos adversaire de la FAGE (dont le sigle veux étrangement dire "Fédération d'AGE"... comme l'UNEF à ses débuts avec le nom d'UNAGEF). Personnellement je ne veux rien avoir à faire avec ces gens là et ce mélange me dérange. Mais la question se pose également sur l'histoire plus récente selon les mouvances syndicales qui étaient à la tête de notre organisation.
Bref, loin de vouloir fermer les yeux sur un bout de l'histoire, je me demande tout de même si il est bien de notre devoir de chercher à réécrire celle-ci dans le sens syndicale alors que l'UNEF,aujourd'hui c'est nous et que nous savons bien que ce n'est pas prêt de changer. Serais-ce un aveu de faiblesse ou de peur de la part de notre direction après la victoire volée de la FAGE aux dernières élections CROUS ou une tentative d'imposer notre vision d'une autre manière que part l'importance de nos acquis pour les étudiants ?
Pour un mouvement fort comme le notre, il n'est nul besoin de récupérer les acquis des autres, obtenons-en de meilleurs et de plus durables, et l'Histoire comprendra qu'elle UNEF il faut retenir.
A l'occasion du congrès des 100 ans de l'UNEF, notre organisation à créé un très joli site web sur lequel est proposée une histoire du mouvement étudiant.
Un autre avis sur cette histoire donné par Diégo MELCHIOR, un étudiant plutôt partisan de la Cé qui, bien qu'il perde un peu beaucoup les pédales en dissertant sur le "N" de "UNEF", ne garde pas moins une vision enrichissante de cette histoire qu'il nous livre sur son blog (citation protégée par le droit d'auteur):
"On peut certes fêter les 100 ans du sigle UNEF mais ne surtout pas fêter 100 ans d’Histoire de l’UNEF. La nuance est d’importance. Le Parti Socialiste l’avait d’ailleurs bien perçu lorsqu’en 2005 : c’était bien les 100 ans du socialisme français qu’il fêtait et non pas les 100 ans du Parti Socialiste qui, lui, n’a pas 100 ans mais aujourd’hui 36 ans (Congrès d’Epinay, 1971). Alors lorsque nous lisons sur un tract de l’UNEF, le slogan « UNEF, le syndicat indispensable depuis 100 ans », l’historien ne peut que se sentir interpeller. Bien sûr le sigle de l’UNEF a 100 ans (et encore avec une interruption d’une trentaine d’année), mais contrairement à ce que suggère le slogan, l’Histoire de l’UNEF n’a rien de monolithique durant 100 années. Fêter les 100 ans de l’UNEF est proprement au pire une manipulation, au mieux une erreur de réflexion historique. Ce qu’il aurait fallu fêter, ce sont les 100 ans du mouvement étudiant français. Évidemment, l’UNEF, première centrale syndicale étudiante de France, ne pouvait pas présenter l’anniversaire de cette manière car qui dit fête des 100 ans du syndicalisme étudiant dit prendre en compte un certain nombre d’autres syndicats qui ne sont pas l’UNEF mais qui ont été des acteurs en bien ou en mal du mouvement étudiant."
Une autre lecture de cette même histoire proposée par l'encyclopédie participative virtuelle: Wikipedia: Histoire du mouvement étudiant.
Somme nous donc né en 1907 avec l'oganisation historique UNAGEF, en 1949 avec la charte de Grenoble, en 1956 avec la prise de pouvoir des "minos", en 1971 lors de la grande cission ou en 2001 lors du rassemblement d'une partie des "minos" ? Pour en arajouter dans la confusion, voici un dernier élément rappellant la difficulté de dater la naissance de notre mouvement tel que nous le connaissons et le vivons, aujourd'hui , avec cette déclaration du Tribunal de Grande Instance de Paris, en 1971, alors que les deux principales "minos", suite à la cission, se disputent le nom historique "UNEF": " qu'en droit comme en fait, il n'y a plus d'UNEF".
14:25 Publié dans Unef - Générale | Lien permanent | Envoyer cette note
samedi, 02 septembre 2006
Un syndicat sans membres
Alors que je militais pour l'UNEF, premier syndicat étudiant de France je me suis souvent trouvé con.
En effet, discutant avec des corporatistes, ceux-ci m'expliquaient que leur fédération de ville avait pour membre entre 10% et 30% des étudiants de la ville. Moi, militant pour mon AGE local, je n'avais pas de quoi me gausser.
En effet, nous avons à l'UNEF un véritable problème d'adhésion. Nous sommes un syndicat qui a une forte représentation au niveau national; mais une assise faible au niveau local.... et que vaux le national sans le local ? Les étudiants sont invités à adhérer parce qu'ils partagent nos idées et nos aspirations, mais des étudiants prêts à débourser 20 euros par conviction, sans aucun service concret en retour, il n'y en a pas beaucoup en dehors des militants actifs dans l'AGE. Cela ne nous empêche pas de fonctionner depuis longtemps et de subsister, cependant, un certain nombre de problèmes en découlent:
- 20 euros pour rien
Nous demandons aux étudiants de débourser 20 euros pour avoir notre carte. Nous leurs expliquons que grâce à cette adhésion, l'UNEF sera là pour eux en cas de pépin, que les élus UNEF se mobiliseront et que l'UNEF mettra tout les moyens en oeuvre pour l'accompagner dans ses démarches (avocat, presse,...). Cependant, nos élus sont sensé avoir pour mission d'aider l'ensembles des étudiants gratuitement. L'UNEF, en tant que syndicat, est sensée aider tout étudiant en cas de besoin et non seulement ses membres.
Alors, où vont donc ces 20 euros (plus de 7 repas au RU) que nous encaissons ? Vingt euros pour recevoir des mails d'info et, de temps en temps, le journal de l'UNEF national, ça fait très chère... surtout pour un syndicat qui critique la baisse du pouvoir d'achat des étudiants et leurs problèmes d'argent grandissants.
- Un syndicat de première année
Cela devient véritablement grave lorsque l'AGE, peu scrupuleuse, décide de faire ses membres part tout les moyens. C'est ainsi que dans certaines villes, sur les chaînes d'inscription, les militants de l'UNEF expliquent aux nouveaux étudiants que si ils veulent valider leur année, il leur faut leur carte de l'UNEF. Ca ressemblerait presque à certaines méthodes de vente forcée de l'OFUP. Et ainsi des flopées de premières années prennent leur carte à l'UNEF, puis se rendent compte, en court d'année, qu'elle ne leur sert à rien. Ils n'adhéreront plus du reste de leur vie étudiante, convaincu de s'être fait avoir comme des bleus. Bref, des méthodes fort critiquables; mais encore plus lorsqu'elle sont utilisée par un syndicat qui veux défendre les étudiants et non les pigeonner; par un syndicat qui se bat contre des frais illégaux des universités tout en en créant un nouveau.
- La course aux adhésions
Tous les deux ans, l'AGE doit faire des adhérents, car c'est année de congrès national. Plus elle aura de membres et plus l'AGE sera fortes et plus la tendance quelle défend aura de voix. Ces années là, on se retrouve à déployer beaucoup d'efforts pour faire adhérer des étudiants pour la bonne avancée de nos idées... mais combien de ces étudiants savent pour quelle tendance ils sacrifient leurs 20 euros ?
Voici, en quelques mots les problèmes que nous rencontrons, nous, premiers syndicat étudiant de France, ne pouvant même par revendiquer 1% des étudiants membres de notre syndicat... triste score.
Je ne m'amuserais pas à éditer des listes de membres d'AGE car ce ne serait pas très respectueux des étudiants inscrits, mais je peux vous proposer la célèbre critique de nos anciens passés à la Cé, Chapitre II, point 1.2 (page 9). Ceux-ci nous rappellent ces agissements et leurs conséquences:
"Pour l'UNEF, la question de l'adhésion ne se pose que lors de la période de première inscription à l'université, durant le mois de Juillet. Les militants sont alors « réquisitionnés » pour tenter de faire adhérer en quelques minutes, chaque étudiant venu déposer son dossier d'inscription. La plupart des nouveaux étudiants ayant accepté, n'entendront plus parler de l'UNEF, sauf quand il s'agira d'aller voter aux élections ou lors du congrès.
Ce « recrutement » est souvent efficace. Il l'est d'autant plus qu'il est parfois basé sur une présentation déformée de la réalité. Il n'est pas rare de trouver des militants de l'UNEF qui expliquent à un étudiant que l'adhésion est indispensable pour réussir son année universitaire, voire qu'elle est obligatoire. Ces pratiques suscitent parfois des réactions vives des « nouveaux adhérents ». Ce fut par exemple le cas à Grenoble en 2000, lorsque nombre d'entre eux se sont rendu compte collectivement que l'adhésion à l'UNEF était tout à fait facultative.
On comprend dès lors aisément pourquoi la grande majorité des étudiants ayant adhéré dans ces conditions ne ré-adhèrent pas l'année suivante. Pour ceux qui hésiteraient encore, l'absence de suivi, le local fermé, les discours radicaux et incantatoires, l'électoralisme grossier, la capacité limitée à changer concrètement les choses, finissent le plus souvent de les décourager. Finalement, seuls quelques militants encore présents à la fin de l'année ré-adhèrent. "
Le témoignage d'un étudiant Lambda édité par le site RE-So.net en commentaire d'un article de la tendance TRS, en juillet 2005, il raconte son expérience sur les chaînes d'inscription: "Rencontre mémorable avec des représentantes de l’unef ce vendredi 15 juillet 2005 à la chaîne d’inscription de l’université de valenciennes."
"Quinze jours après l’ouverture de la chaîne, ces deux jeunes filles débarquées de Paris s’adressent à la direction du service scolarité et exigent un stand " pour défendre les intérêts étudiants" ... il va s’en dire qu’après 15 jours de fonctionnement, les différents stands étaient déjà tous occupés et que l’espace manquait pour les accueillir au sein du village étudiant. Mais bon, l’unef ayant parfaitement le droit d’être représentée, nous leur trouvons de la place vaille que vaille sous leur regard exaspéré... ... Première rencontre fort sympathique donc. Le reste de la journée fut une véritable horreur : pleines de morgue et de suffisance, les deux représentantes de l’UNEF s’en sont prises successivement à une fédération étudiante locale, dont les membres sont coupables à leurs yeux " d’avoir l’accent du Nord " ( sic ) et de " lécher les bottes de la direction de l’université " ( re sic ). Dans la foulée, elles ont ostensiblement refusé de respecter les règles du village étudiant (chacun derrière son stand, ambiance bonne enfant, etc...) pour aborder vigoureusement les étudiants venant s’inscrire, et ce avant même qu’ils ne pénètrent dans le hall... alors que la chaîne d’inscription se déroulait tout à fait correctement depuis deux semaines, alors que la SMENO et la LMDE coexistaient tranquillement sans incident, la venue de membres de l’UNEF a littéralement détruit l’ambiance en une journée."
Notre faible nombre de membre à été rappelé lors du derniers collectif national. Ainsi, dans le texte d'orientation, comme cité sur wikipédia, dans le chapitre 1 "Pour un syndicalisme de masse", précise: Réussir la ré-adhésion est pourtant nécessaire non seulement pour passer le cap des 20 000 adhérents, mais également pour en finir avec la sociologie de syndicat des 1ères années qui nous caractérise parfois"
En effet, discutant avec des corporatistes, ceux-ci m'expliquaient que leur fédération de ville avait pour membre entre 10% et 30% des étudiants de la ville. Moi, militant pour mon AGE local, je n'avais pas de quoi me gausser.
- 20 euros pour rien
Nous demandons aux étudiants de débourser 20 euros pour avoir notre carte. Nous leurs expliquons que grâce à cette adhésion, l'UNEF sera là pour eux en cas de pépin, que les élus UNEF se mobiliseront et que l'UNEF mettra tout les moyens en oeuvre pour l'accompagner dans ses démarches (avocat, presse,...). Cependant, nos élus sont sensé avoir pour mission d'aider l'ensembles des étudiants gratuitement. L'UNEF, en tant que syndicat, est sensée aider tout étudiant en cas de besoin et non seulement ses membres.
Alors, où vont donc ces 20 euros (plus de 7 repas au RU) que nous encaissons ? Vingt euros pour recevoir des mails d'info et, de temps en temps, le journal de l'UNEF national, ça fait très chère... surtout pour un syndicat qui critique la baisse du pouvoir d'achat des étudiants et leurs problèmes d'argent grandissants.
- Un syndicat de première année
Cela devient véritablement grave lorsque l'AGE, peu scrupuleuse, décide de faire ses membres part tout les moyens. C'est ainsi que dans certaines villes, sur les chaînes d'inscription, les militants de l'UNEF expliquent aux nouveaux étudiants que si ils veulent valider leur année, il leur faut leur carte de l'UNEF. Ca ressemblerait presque à certaines méthodes de vente forcée de l'OFUP. Et ainsi des flopées de premières années prennent leur carte à l'UNEF, puis se rendent compte, en court d'année, qu'elle ne leur sert à rien. Ils n'adhéreront plus du reste de leur vie étudiante, convaincu de s'être fait avoir comme des bleus. Bref, des méthodes fort critiquables; mais encore plus lorsqu'elle sont utilisée par un syndicat qui veux défendre les étudiants et non les pigeonner; par un syndicat qui se bat contre des frais illégaux des universités tout en en créant un nouveau.
- La course aux adhésions
Tous les deux ans, l'AGE doit faire des adhérents, car c'est année de congrès national. Plus elle aura de membres et plus l'AGE sera fortes et plus la tendance quelle défend aura de voix. Ces années là, on se retrouve à déployer beaucoup d'efforts pour faire adhérer des étudiants pour la bonne avancée de nos idées... mais combien de ces étudiants savent pour quelle tendance ils sacrifient leurs 20 euros ?
Voici, en quelques mots les problèmes que nous rencontrons, nous, premiers syndicat étudiant de France, ne pouvant même par revendiquer 1% des étudiants membres de notre syndicat... triste score.
Je ne m'amuserais pas à éditer des listes de membres d'AGE car ce ne serait pas très respectueux des étudiants inscrits, mais je peux vous proposer la célèbre critique de nos anciens passés à la Cé, Chapitre II, point 1.2 (page 9). Ceux-ci nous rappellent ces agissements et leurs conséquences:
"Pour l'UNEF, la question de l'adhésion ne se pose que lors de la période de première inscription à l'université, durant le mois de Juillet. Les militants sont alors « réquisitionnés » pour tenter de faire adhérer en quelques minutes, chaque étudiant venu déposer son dossier d'inscription. La plupart des nouveaux étudiants ayant accepté, n'entendront plus parler de l'UNEF, sauf quand il s'agira d'aller voter aux élections ou lors du congrès.
Ce « recrutement » est souvent efficace. Il l'est d'autant plus qu'il est parfois basé sur une présentation déformée de la réalité. Il n'est pas rare de trouver des militants de l'UNEF qui expliquent à un étudiant que l'adhésion est indispensable pour réussir son année universitaire, voire qu'elle est obligatoire. Ces pratiques suscitent parfois des réactions vives des « nouveaux adhérents ». Ce fut par exemple le cas à Grenoble en 2000, lorsque nombre d'entre eux se sont rendu compte collectivement que l'adhésion à l'UNEF était tout à fait facultative.
On comprend dès lors aisément pourquoi la grande majorité des étudiants ayant adhéré dans ces conditions ne ré-adhèrent pas l'année suivante. Pour ceux qui hésiteraient encore, l'absence de suivi, le local fermé, les discours radicaux et incantatoires, l'électoralisme grossier, la capacité limitée à changer concrètement les choses, finissent le plus souvent de les décourager. Finalement, seuls quelques militants encore présents à la fin de l'année ré-adhèrent. "
Le témoignage d'un étudiant Lambda édité par le site RE-So.net en commentaire d'un article de la tendance TRS, en juillet 2005, il raconte son expérience sur les chaînes d'inscription: "Rencontre mémorable avec des représentantes de l’unef ce vendredi 15 juillet 2005 à la chaîne d’inscription de l’université de valenciennes."
"Quinze jours après l’ouverture de la chaîne, ces deux jeunes filles débarquées de Paris s’adressent à la direction du service scolarité et exigent un stand " pour défendre les intérêts étudiants" ... il va s’en dire qu’après 15 jours de fonctionnement, les différents stands étaient déjà tous occupés et que l’espace manquait pour les accueillir au sein du village étudiant. Mais bon, l’unef ayant parfaitement le droit d’être représentée, nous leur trouvons de la place vaille que vaille sous leur regard exaspéré... ... Première rencontre fort sympathique donc. Le reste de la journée fut une véritable horreur : pleines de morgue et de suffisance, les deux représentantes de l’UNEF s’en sont prises successivement à une fédération étudiante locale, dont les membres sont coupables à leurs yeux " d’avoir l’accent du Nord " ( sic ) et de " lécher les bottes de la direction de l’université " ( re sic ). Dans la foulée, elles ont ostensiblement refusé de respecter les règles du village étudiant (chacun derrière son stand, ambiance bonne enfant, etc...) pour aborder vigoureusement les étudiants venant s’inscrire, et ce avant même qu’ils ne pénètrent dans le hall... alors que la chaîne d’inscription se déroulait tout à fait correctement depuis deux semaines, alors que la SMENO et la LMDE coexistaient tranquillement sans incident, la venue de membres de l’UNEF a littéralement détruit l’ambiance en une journée."
Notre faible nombre de membre à été rappelé lors du derniers collectif national. Ainsi, dans le texte d'orientation, comme cité sur wikipédia, dans le chapitre 1 "Pour un syndicalisme de masse", précise: Réussir la ré-adhésion est pourtant nécessaire non seulement pour passer le cap des 20 000 adhérents, mais également pour en finir avec la sociologie de syndicat des 1ères années qui nous caractérise parfois"
20:20 Publié dans Unef - Générale | Lien permanent | Envoyer cette note
mercredi, 02 août 2006
Pas d'amnistie en interne
Il est important d'avoir une véritable culture militante et lorsqu'on l'on va au combat, il est de notre devoir d'y aller de manière concertée et ordonnée. Le droit de tendance s'accompagne automatiquement d'un devoir pour ces tendances de respect envers la majorité élue. Cependant, il y a des moments où l'on ferait bien de nettoyer devant chez soit avant de critiquer.
En effet, suite au mouvement anti-CPE, un mouvement de nettoyage interne s'est mis en route afin d'écarter les éléments qui avaient plutôt milité sur des positions contraires à celles décidées par le BN lors du mouvement. Ces militants visés sont ceux de la tendance TTE qui représentent près de 10% de l'UNEF et dont les membres s'opposent régulièrement à la direction. Comme je l'ai déjà présenté plus haut, cette procédure semble sensée... si l'on oublis que depuis quelques mois, l'UNEF demande l'amnistie pour tout les militants arrêtés durant le mouvement anti-cpe et les mouvements précédents.
Ainsi, je me demande quelle cohérence a un syndicat qui exclue en interne ses membres pour mauvaise conduite (et par mauvaise conduite, on parle surtout d'opposition politique) tout en demandant à d'autres de ne pas poursuivre de procédure comparable envers des militants qui auraient clairement dépassé les bornes durant des mobilisations.
On ne peut pas punir chez soit et demander la clémence chez les autres.
Pour appuyer ces propose, je vous propose de lire l'article du "Monde" à propos de cette procédure d'exclusion: "La direction de l'UNEF veut exclure des militants de la Jeunesse communiste révolutionnaire".
"Le différend s'est aggravé lors du mouvement contre le contrat de première embauche (CPE), où les militants de la JCR se sont retrouvés dans l'animation des coordinations, sur des positions souvent hostiles à celles défendues par le bureau national. Du côté de la JCR, on reconnaît l'existence de "désaccords". Ses responsables estiment que la direction de l'UNEF procède "au règlement de comptes de l'après-CPE", qui vise à les "mettre dehors" avant les affrontements de la campagne présidentielle de 2007. Pour autant, les militants concernés n'envisagent pas d'engager des recours contre cette mesure d'exclusion."
Un autre aperçus du problème chez Indymedia avec cet article: "Nouvelle UNEF, vieilles méthodes..." qui s'interroge sur le côté démocratique de la démarche.
"D'après Bruno Julliard (président de l'UNEF) le but de ces saisines serait de suspendre ces militants puis de les exclure dans un second temps. Ils sont des adhérents réguliers de l'UNEF, certains ont participé ou participent encore aux instances de l'UNEF (bureaux d'AGE, bureau National…) ou sont élus dans les conseils de leurs universités sur des listes UNEF. Ces élus ont d'ailleurs contribué à la victoire de l'UNEF aux élections au CNESER en juin dernier. "
"Ces adhérents ne sont pas convoqués à cette commission de contrôle, ce qui ne leur permet pas d'assurer leur défense dans le cadre d'une procédure égalitaire et contradictoire."
Je vous propose également le communiqué de la tendance TTE daté du lundi 24 juillet:
"Lundi 24 juillet, la commission de contrôle de l'UNEF a suspendu et demandé l'exclusion de 40 militants de la tendance Tous ensemble. Nous sommes face à un acte autoritaire et bureaucratique grave : ces militants n'ont eu aucune possibilité de se défendre et n'ont même pas été convoqués devant la commission de contrôle. De plus, derrière 6 motifs d'exclusion différents, c'est en réalité un courant syndical que la direction de l'UNEF cherche à exclure. Quelles que soient les divergences, l'UNEF doit rester le syndicat de tous les étudiants, les désaccords ne peuvent pas être réglés par des exclusions. L'exclusion de ces camarades ferait revenir l'UNEF à un niveau de diversité plus faible que l'UNEF-ID avant la réunification de 2001.
Quelles que soient les désaccords qui peuvent exister entre nous, toute la tendance Tous ensemble est unie pour s'opposer à la manœuvre de la direction de l'UNEF. Elle fera tout ce qui est possible pour empêcher l'exclusion de ce groupe de camarades, visé en tant que tel par la saisine de la commission de contrôle. "
Communiqué des "Exclus" daté du 2 septembre 2006, cité sur ce forum et confirmé par l'AEF le 4/09/2006
"Exclus de l'UNEF !
Aujourd'hui, samedi 2 septembre 2006, le Collectif National de l'UNEF a décidé d'entériner l'exclusion de 40 militants de la TTE, tendance de gauche syndicale. Les exclus réfutent toutes les accusations portées a leur encontre ainsi que la procédure d'exclusion utilisée qu'ils considèrent anti-démocratique. Accusations fallacieuses, statuts et règlement intérieur indisponibles. Les militants exclus réclament leur réintégration a L'UNEF
Enfin, pour la polémique, un des nombreux articles reprenant la demande d'amnistie de l'UNEF avec le nouvel Obs.
" L'UNEF regrettait mercredi 12 juillet que malgré sa demande et celle de plusieurs autres organisations syndicales, le président de la République Jacques Chirac n'ait décidé d'aucune mesure de grâce présidentielle pour les jeunes condamnés après les incidents des manifestations contre le contrat première embauche (CPE)."
En effet, suite au mouvement anti-CPE, un mouvement de nettoyage interne s'est mis en route afin d'écarter les éléments qui avaient plutôt milité sur des positions contraires à celles décidées par le BN lors du mouvement. Ces militants visés sont ceux de la tendance TTE qui représentent près de 10% de l'UNEF et dont les membres s'opposent régulièrement à la direction. Comme je l'ai déjà présenté plus haut, cette procédure semble sensée... si l'on oublis que depuis quelques mois, l'UNEF demande l'amnistie pour tout les militants arrêtés durant le mouvement anti-cpe et les mouvements précédents.
Ainsi, je me demande quelle cohérence a un syndicat qui exclue en interne ses membres pour mauvaise conduite (et par mauvaise conduite, on parle surtout d'opposition politique) tout en demandant à d'autres de ne pas poursuivre de procédure comparable envers des militants qui auraient clairement dépassé les bornes durant des mobilisations.
On ne peut pas punir chez soit et demander la clémence chez les autres.
Pour appuyer ces propose, je vous propose de lire l'article du "Monde" à propos de cette procédure d'exclusion: "La direction de l'UNEF veut exclure des militants de la Jeunesse communiste révolutionnaire".
"Le différend s'est aggravé lors du mouvement contre le contrat de première embauche (CPE), où les militants de la JCR se sont retrouvés dans l'animation des coordinations, sur des positions souvent hostiles à celles défendues par le bureau national. Du côté de la JCR, on reconnaît l'existence de "désaccords". Ses responsables estiment que la direction de l'UNEF procède "au règlement de comptes de l'après-CPE", qui vise à les "mettre dehors" avant les affrontements de la campagne présidentielle de 2007. Pour autant, les militants concernés n'envisagent pas d'engager des recours contre cette mesure d'exclusion."
Un autre aperçus du problème chez Indymedia avec cet article: "Nouvelle UNEF, vieilles méthodes..." qui s'interroge sur le côté démocratique de la démarche.
"D'après Bruno Julliard (président de l'UNEF) le but de ces saisines serait de suspendre ces militants puis de les exclure dans un second temps. Ils sont des adhérents réguliers de l'UNEF, certains ont participé ou participent encore aux instances de l'UNEF (bureaux d'AGE, bureau National…) ou sont élus dans les conseils de leurs universités sur des listes UNEF. Ces élus ont d'ailleurs contribué à la victoire de l'UNEF aux élections au CNESER en juin dernier. "
"Ces adhérents ne sont pas convoqués à cette commission de contrôle, ce qui ne leur permet pas d'assurer leur défense dans le cadre d'une procédure égalitaire et contradictoire."
Je vous propose également le communiqué de la tendance TTE daté du lundi 24 juillet:
"Lundi 24 juillet, la commission de contrôle de l'UNEF a suspendu et demandé l'exclusion de 40 militants de la tendance Tous ensemble. Nous sommes face à un acte autoritaire et bureaucratique grave : ces militants n'ont eu aucune possibilité de se défendre et n'ont même pas été convoqués devant la commission de contrôle. De plus, derrière 6 motifs d'exclusion différents, c'est en réalité un courant syndical que la direction de l'UNEF cherche à exclure. Quelles que soient les divergences, l'UNEF doit rester le syndicat de tous les étudiants, les désaccords ne peuvent pas être réglés par des exclusions. L'exclusion de ces camarades ferait revenir l'UNEF à un niveau de diversité plus faible que l'UNEF-ID avant la réunification de 2001.
Quelles que soient les désaccords qui peuvent exister entre nous, toute la tendance Tous ensemble est unie pour s'opposer à la manœuvre de la direction de l'UNEF. Elle fera tout ce qui est possible pour empêcher l'exclusion de ce groupe de camarades, visé en tant que tel par la saisine de la commission de contrôle. "
Communiqué des "Exclus" daté du 2 septembre 2006, cité sur ce forum et confirmé par l'AEF le 4/09/2006
"Exclus de l'UNEF !
Aujourd'hui, samedi 2 septembre 2006, le Collectif National de l'UNEF a décidé d'entériner l'exclusion de 40 militants de la TTE, tendance de gauche syndicale. Les exclus réfutent toutes les accusations portées a leur encontre ainsi que la procédure d'exclusion utilisée qu'ils considèrent anti-démocratique. Accusations fallacieuses, statuts et règlement intérieur indisponibles. Les militants exclus réclament leur réintégration a L'UNEF
Enfin, pour la polémique, un des nombreux articles reprenant la demande d'amnistie de l'UNEF avec le nouvel Obs.
" L'UNEF regrettait mercredi 12 juillet que malgré sa demande et celle de plusieurs autres organisations syndicales, le président de la République Jacques Chirac n'ait décidé d'aucune mesure de grâce présidentielle pour les jeunes condamnés après les incidents des manifestations contre le contrat première embauche (CPE)."
12:10 Publié dans Unef - Générale | Lien permanent | Envoyer cette note
jeudi, 13 juillet 2006
Tout est de nous
Nous avons tout fait, nous avons toujours tout fait.
C'est simple et logique, nous sommes majoritaire depuis toujours, donc toutes les avancées obtenues l'ont été pas nous: Les restaurants universitaires, les cités universitaires, les bourses, les services de vie étudiantes, la capitalisation des notes, la seconde session d'examen, l'anonymat des copies,... tout ça, c'est de nous.
C'est en tout cas ce que l'on m'a appris et je n'ai que rarement trouvé quelqu'un pour le démentir. Cependant, aujourd'hui, un affreux doute m'assaille.
Suite à la publication du rapport Wauquiez, un bruit s'est mis à courir depuis quelques jours: le gouvernement pourraient annoncer la mise en place rapide de l'allocation de rentrée étudiante (ARE), la fameuse revendication phare de de la FAGE durant la campagne CROUS du printemps, cette même campagne durant laquelle nous avons perdu la majorité au CNOUS. Suite à cette nouvelle, les différentes organisations étudiantes se sont prononcés: pour la FAGE, c'est une grande victoire, pour l'UNI, ce n'est pas une priorité (trop social ?). L'UNEF, elle, à salué la bonne nouvelle, déclarant, à travers la voix de son président, que c'était une revendication de l'UNEF de longue date !
Loin de moi l'idée de critiquer les positions de l'UNEF sur cette question, nous avons toujours été claire, nous militons pour la mise en place d'une véritable allocation d'autonomie pour les étudiants. C'est plus que l'allocation de rentrée, c'est mieux que l'allocation de rentrée, mais en tout cas, ce n'est pas l'allocation de rentrée. Revendiquer la paternité de cette victoire est un mensonge désolant.
Et c'est à partir de ce moment là que le doute s'installe. Si nous déclarons que cette revendication est la notre alors que ça n'a jamais été le cas, qu'est ce qui me prouve que les anciennes victoires étaient bien les nôtres ?
La revendication de cette avancée est apparue dans une dépêche de l'A.E.F. que je ne peux donc pas recopier ici.
Je vous en donne cependant les références: Dépêche n°67076 - Mercredi 12 juillet 2006, 12:27:40.
"La création d'une allocation universitaire de rentrée est une bonne nouvelle et répond à une demande de l'UNEF de longue date", déclare Bruno Julliard. [...] L'UNEF demande depuis longtemps une allocation d'urgence pour la rentrée. À cette période de l'année, les dépenses sont en effet nombreuses et ne cessent d'augmenter, fragilisant la situation déjà précaire de certains étudiants", explique Bruno Julliard."
Pour confirmer la non paternité de cette mesure, voici un tract de la rentrée 2005 rappelant les problèmes des étudiants à la rentré et présentant une liste de revendication.... dans lesquels n'apparaît pas l'ARE.
C'est simple et logique, nous sommes majoritaire depuis toujours, donc toutes les avancées obtenues l'ont été pas nous: Les restaurants universitaires, les cités universitaires, les bourses, les services de vie étudiantes, la capitalisation des notes, la seconde session d'examen, l'anonymat des copies,... tout ça, c'est de nous.
C'est en tout cas ce que l'on m'a appris et je n'ai que rarement trouvé quelqu'un pour le démentir. Cependant, aujourd'hui, un affreux doute m'assaille.
Loin de moi l'idée de critiquer les positions de l'UNEF sur cette question, nous avons toujours été claire, nous militons pour la mise en place d'une véritable allocation d'autonomie pour les étudiants. C'est plus que l'allocation de rentrée, c'est mieux que l'allocation de rentrée, mais en tout cas, ce n'est pas l'allocation de rentrée. Revendiquer la paternité de cette victoire est un mensonge désolant.
Et c'est à partir de ce moment là que le doute s'installe. Si nous déclarons que cette revendication est la notre alors que ça n'a jamais été le cas, qu'est ce qui me prouve que les anciennes victoires étaient bien les nôtres ?
La revendication de cette avancée est apparue dans une dépêche de l'A.E.F. que je ne peux donc pas recopier ici.
Je vous en donne cependant les références: Dépêche n°67076 - Mercredi 12 juillet 2006, 12:27:40.
"La création d'une allocation universitaire de rentrée est une bonne nouvelle et répond à une demande de l'UNEF de longue date", déclare Bruno Julliard. [...] L'UNEF demande depuis longtemps une allocation d'urgence pour la rentrée. À cette période de l'année, les dépenses sont en effet nombreuses et ne cessent d'augmenter, fragilisant la situation déjà précaire de certains étudiants", explique Bruno Julliard."
Pour confirmer la non paternité de cette mesure, voici un tract de la rentrée 2005 rappelant les problèmes des étudiants à la rentré et présentant une liste de revendication.... dans lesquels n'apparaît pas l'ARE.
Je vous propose également de jeter un oeil au cahier des revendications social de l'unef daté de janvier 2004. 24 pages qui dépeignent la vision de l'unef et pas un mot sur une quelconque allocation de rentrée à destination des étudiants.
17:05 Publié dans Unef - Générale | Lien permanent | Envoyer cette note
dimanche, 29 janvier 2006
Où sont tes victoires ?
A l'heure du départ de nos "ex amis" de la CFDT, ceux-ci ont pondu un petit texte de 30 pages explicitant en détailles les dérives de l'UNEF.
Loin de mes pensée de donner un quelconque crédit aux positons de la Confédération étudiante", les auteurs de ce pamphlet, mais, avec le recul, je ne peux que leur donner raison sur un très grand nombre des points évoqué dans ce document. Le fait que le gros de nos troupes soient des premiers années qui ne réadhèrent jamais, que nos mobilisations sont quasiement jamais suivi par plus de 300 personnes à la fois (sur des campus de plus de 100 000 étudiants) , que nous usons souvent de la désinformation et que les propositions concrètes sont plutôt rare... et là ou ça m'a le plus réveillé, c'est lorsque nos pratiques d'adhésion sont montrées comme un des moteurs du si puissant taux d'abstention aux élections nationales, ce même taux d'abstention qui à mis Le pen au second tour...
Je vous laisse avec l'introduction et vous propose l'intégralité du document en téléchargement.
"UNEF : où sont tes victoires ?
De l'analyse du mouvement étudiant et de l'Unef en particulier
Créée en 1907, l'Union Nationale des Étudiants de France a connu ses heures de gloire de la fin de la seconde guerre mondiale au début des années soixante. De ces moments fastes, restent encore aujourd'hui des acquis importants de la vie étudiante. Parce que l'UNEF fut à l'origine de ces avancées et parce qu'elle fédérait la grande majorité des étudiants, cette période est restée dans les mémoires celle de « la Grande UNEF ». Depuis, l'UNEF a subi de multiples recompositions, traversé de multiples scissions. Dans les années 70, le tribunal de grande instance, saisi pour trancher un litige entre deux de ses fractions concluait à cette époque qu' « en droit comme en fait, il n'y a plus d'UNEF ».
Depuis les années soixante, l'UNEF, ou plus exactement les différents groupes et sous-groupes qui s'en revendiquent, n'ont jamais organisé le monde étudiant comme l'a fait la « Grande UNEF ». Depuis ses premiers affaiblissements, l'UNEF connaît une évolution déclinante sur la longue période.
On peut volontiers reconnaître qu'elle a plutôt mieux « tenu » le monde étudiant du milieu des années 80 au milieu des années 90, du mouvement Devaquet de 1986 à celui sur le CIP en 1994. Mais il ne faut pas confondre « tenir son milieu », ce que l'UNEF a fait parfois, et l'organiser, le représenter, le structurer, ce qu'elle n'a plus jamais fait en 40 ans. En 1986, comme en 1994, comme après chaque mouvement de la jeunesse, l'UNEF s'est avérée incapable d'accueillir dans ses rangs les étudiants. Ses tentatives pour « muter » ou « refonder » n'ont jamais dépassé le stade des textes de congrès.
L'année 2001 aurait, nous dit-on, marqué le retour de la « Grande UNEF ». Une UNEF forte, réunifiée. Mais ce qui a été présenté comme « le rassemblement du mouvement étudiant », n'aura été au mieux que le ralliement d'une cinquantaine de militants d'extrême gauche au processus de résurrection d'un mythe. Dans la réalité, c'est même pire puisque cette réunification, dans le même temps qu'elle masque, plus ou moins bien, les faiblesses importantes de l'UNEF, n'a fait que renforcer son repli sur elle-même, sa perte de substance et de contact avec les étudiants, sa marginalité, sa logique contestataire stérile…
"
Texte en ligne sur le site de la "Confédération étudiante", mouvement qui s'est divisé de notre UNEF en 2003.
* téléchargez le document intégrale ici *
Loin de mes pensée de donner un quelconque crédit aux positons de la Confédération étudiante", les auteurs de ce pamphlet, mais, avec le recul, je ne peux que leur donner raison sur un très grand nombre des points évoqué dans ce document. Le fait que le gros de nos troupes soient des premiers années qui ne réadhèrent jamais, que nos mobilisations sont quasiement jamais suivi par plus de 300 personnes à la fois (sur des campus de plus de 100 000 étudiants) , que nous usons souvent de la désinformation et que les propositions concrètes sont plutôt rare... et là ou ça m'a le plus réveillé, c'est lorsque nos pratiques d'adhésion sont montrées comme un des moteurs du si puissant taux d'abstention aux élections nationales, ce même taux d'abstention qui à mis Le pen au second tour...Je vous laisse avec l'introduction et vous propose l'intégralité du document en téléchargement.
"UNEF : où sont tes victoires ?
De l'analyse du mouvement étudiant et de l'Unef en particulier
Créée en 1907, l'Union Nationale des Étudiants de France a connu ses heures de gloire de la fin de la seconde guerre mondiale au début des années soixante. De ces moments fastes, restent encore aujourd'hui des acquis importants de la vie étudiante. Parce que l'UNEF fut à l'origine de ces avancées et parce qu'elle fédérait la grande majorité des étudiants, cette période est restée dans les mémoires celle de « la Grande UNEF ». Depuis, l'UNEF a subi de multiples recompositions, traversé de multiples scissions. Dans les années 70, le tribunal de grande instance, saisi pour trancher un litige entre deux de ses fractions concluait à cette époque qu' « en droit comme en fait, il n'y a plus d'UNEF ».
Depuis les années soixante, l'UNEF, ou plus exactement les différents groupes et sous-groupes qui s'en revendiquent, n'ont jamais organisé le monde étudiant comme l'a fait la « Grande UNEF ». Depuis ses premiers affaiblissements, l'UNEF connaît une évolution déclinante sur la longue période.
On peut volontiers reconnaître qu'elle a plutôt mieux « tenu » le monde étudiant du milieu des années 80 au milieu des années 90, du mouvement Devaquet de 1986 à celui sur le CIP en 1994. Mais il ne faut pas confondre « tenir son milieu », ce que l'UNEF a fait parfois, et l'organiser, le représenter, le structurer, ce qu'elle n'a plus jamais fait en 40 ans. En 1986, comme en 1994, comme après chaque mouvement de la jeunesse, l'UNEF s'est avérée incapable d'accueillir dans ses rangs les étudiants. Ses tentatives pour « muter » ou « refonder » n'ont jamais dépassé le stade des textes de congrès.
L'année 2001 aurait, nous dit-on, marqué le retour de la « Grande UNEF ». Une UNEF forte, réunifiée. Mais ce qui a été présenté comme « le rassemblement du mouvement étudiant », n'aura été au mieux que le ralliement d'une cinquantaine de militants d'extrême gauche au processus de résurrection d'un mythe. Dans la réalité, c'est même pire puisque cette réunification, dans le même temps qu'elle masque, plus ou moins bien, les faiblesses importantes de l'UNEF, n'a fait que renforcer son repli sur elle-même, sa perte de substance et de contact avec les étudiants, sa marginalité, sa logique contestataire stérile…
"
Texte en ligne sur le site de la "Confédération étudiante", mouvement qui s'est divisé de notre UNEF en 2003.
* téléchargez le document intégrale ici *
21:40 Publié dans Unef - Générale | Lien permanent | Envoyer cette note