lundi, 27 mars 2006

Brûlons les urnes !

Le sujet qui suis est une réaction à l'actualité. N'ayant pas eu le temps de trouver des preuves exploitables, je devrais me limiter à donner mon point de vue. Vous êtes donc libre de donner à ce texte la confiance que vous voudrez.


Triste semaine pour la démocratie...
J'en ai vu des vertes et des pas mures à l'UNEF, mais là, je crois qu'ils ont atteint un nouveau record dans leur extrémisme et je suis bien content de ne plus y militer sérieusement.

La semaine dernière (du 21 au 23 mars 2006) avaient lieu les élections étudiantes au CROUS (élection des medium_4_affiche-50x70-campagne-ca.jpgreprésentants étudiant au CA du CROUS pour 2 ans, le CROUS étant l'organe qui gère les RU, les cité U, les bourses,... bref un truc super important). En cette difficile période de mobilisation contre le CPE (qui est toute légitime), l'UNEF s'est faite piéger à son propre jeu. Dans certaines villes, bloquant des Universités et refusant de les débloquer devant des scrutins purement démocratiques organisés par les Universités, c'est une grande partie des étudiants qu'elle s'est mise à dos. De plus, les élections CROUS approchant, l'unef n'a pas prit le temps de faire sa campagne électorale... il était donc couru d'avance que ces élections seraient pour elle un véritable fiasco.

Alors, quelle réaction ?
L'UNEF a décidé de boycotter cette élection, appelant les étudiants à ne pas voter (mais elle a tout de même présenté des candidats et est allée voter...). Mais devant le refus du ministère d'annuler ces élections, et devant la défaite cuisante qui s'annonçait, il fallait bien trouver une manière d'empêcher le scrutin d'avoir lieu; et là, c'est devenu du n'importe quoi.

Villes après villes, on a vu arriver des hordes de lycéens ou d'étudiants, déboulant dans les bureaux de vote pour voler les urnes ou les listes d'émargements. Dans certaines villes, les personnels du CROUS ou des étudiants des organisations concurrentes ont été victimes d'actes violent; Il y a même une ville où 400 bulletins de vote retirés d'une urne volée on été brûlé. L'unef a déjà prévenue qu'elle demanderait dans chaque académie l'annulation du scrutin... mais à qui profite le crime ?

Les lycéens ne savent même pas ce qu'est le Crous, ils ne sont donc pas venu ici tout seul.
Les étudiants mobilisés contre le CPE n'ont aucune raison d'empêcher un scrutin démocratique (quand ils savent que ces élections ont lieu) qui aurait, au contraire, été l'occasion de voter en masse UNEF pour montrer au gouvernement que les étudiants sont tous contre lui, ils n'ont donc aucun intérêt à s'auto-museler.
Il nous reste donc les organisations étudiantes tremblantes devant la défaite annoncée, ces même organisations qui aujourd'hui demandent l'annulation.

Les preuves, elles viendront rapidement. On parle de photos de cadres de l'Unef volant des urnes, des témoignages d'étudiants ayant vu des cadres de l'unef appelant, lors des AG, au saccage des élections, et je pense que les plaintes qui vont être rapidement déposées par le crous seront à même d'appuyer ma version.

Quoi qu'il en soit, bloquer à 300 une université de 40.000 étudiants c'est déjà un peut dur à avaler; bloquer une Université alors qu'un scrutin démocratique à démontré que la majorité des étudiants veulent aller en cours c'est un peut gros; appeler au boycotte d'un scrutin étudiant national alors qu'on demande à être entendu et écouté c'est complètement illogique et attaquer sauvagement des lieux de vote, voler des urnes, brûler des bulletins de vote étudiant, agresser des agents du CROUS et des étudiants c'est honteux, criminel pour la démocratie, indigne d'étudiants qui se disent opposés aux fascistes et usent de leur méthode, indigne d'étudiants qui se proclament les défenseurs des étudiants et qui brûlent leurs bulletins de vote et leur retire leur droit d'expression.


La démocratie étudiante est en deuil!

Et depuis...

La copie d'un article d'un journal régional (les DNA) raconte l'AG ayant précédé le bouleversement des élections, et notamment la prise de parole d'un anciens président de l'UNEF -Strasbourg appellant à voler les urnes: "Le silence revenu, Syamak Aghababai, ancien président de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) Strasbourg, lance: "On ne peut pas cautionner ces élections. Un étudiant est mort hier [mercredi, ndlr] à Strasbourg, un peu de dignité!" Les applaudissements qui suivent ne suffisent pas à couvrir cette proposition: "On bloque: quand on sort, on prend les urnes de manière pacifique à l'ULP et à Robert-Schuman."
Aussitôt dit, aussitôt fait. Un groupe vide les deux urnes disposées à l'entrée de l'Institut Lebel avant de brûler les bulletins sous enveloppe à l'extérieur."

Un tout nouveau Blog sur l'UNEF et qui se nourrit également de liens très intéressants reviens sur ces fameuses élections CROUS 2006: http://www.leclanunef.com/flash/ag.html. Cliquez un peu partout sur l'image et vous découvrirez quelques jolies perles.


Suite aux élections CROUS, de nombreuses personnes on affirmé avoir été témoins des voles d'urne par des militants de l'UNEF. Un des témoignages mériterait particulièrement d'être vérifié puisqu'il affirme que la police parisienne à intercepté des voleurs d'unres et que ceux-ci ont confirmé être de l'UNEF. Il existe donc un procès verbal... j'aimerais bien voir ça. "... après je prends un cas simple : vol d'urne à bichat (paris), les mecs attaquent le bureau de vote, volent l'urne. l'un d'entre eux, repars à fond en voiture, grille quelques feu, et hop cueilli par les flics, puis sont rattrapés par des étudiants qui expliquent ce qui vient de se passer. Au poste, on apprend que ces personnes sont des militants unef et que les "ordres" viennent du QG de l'unef... ça fait moyen quand on lit après que le prez de l'unef condamne ces actions, mais on a pu aussi lire la semaine d'avant qu'il s'attendait à des débordements lors de ces élections... autres exemples à Toulouse : l'urne du crous est volée, le personnel du crous reconnaît formellement l'actuel Vice président étudiant au CROUS : un élu unef... ça fait moyen."

samedi, 25 février 2006

Faux candidats - 2

Suite de l'article "Faux candidats".

Outre le problème démocratique (mettre des étudiants, sans leur accord, sur les listes électorales) déjà soulevé dans la première partie, je voudrais cette fois souligner le problème de valeur qui me frappe.

On se vante de notre esprit démocratique, on affirme défendre les intérêt moraux et matériels des étudiants, on crie au respect des étudiants... et dans leur dos, sans le leur dire, on les utilise, on signe à leur place et on leur fait dire ce qu'ils n'ont pas dit. Comment revendiquer du respect pour la condition étudiante alors que nous même nous ne les respectons pas. Comment garder la tête haute en criant "Sus au FN" alors qu'on utilise leurs méthodes, la falsification, la manipulation, la tromperie et qu'on ne respecte nous-même pas nos camarades étudiants (leurs faire signer des pétition contre le racisme pour usurper leur signature...). Enfin, nous demandons lors des élection aux étudiants de renouveler leur confiance car nous allons améliorer leurs quotidiens... en les faisant voter pour des étudiants que nous avons trompé... quelle blague !!!


Et comme plus il y a de preuve moins on peut démentir; voici ci-dessous deux autres beaux exemples (Le Mans et Marseille... car la pratique est généralisée) de faux candidats inscrits sur des listes UNEF.
Dans un article de "Ouest France" daté du 1er février 2006,medium_articleofuneflemans.jpg "Election tendue sur le campus du Mans", on découvre que sept étudiants de l'Université du Mans on été mis, contre leur volonté, sur les listes UNEF. Petit extrait: "En l'espace d'une semaine, sept étudiants de l'université du Mans se sont plaints à l'Administration d'avoir été inscrits à leur insu sur les listes de l'UNEF. L'élection des représentants des étudiants à l'université doit se tenir jeudi. "Un gars de l'Unef m'a fait remplir une feuille et a photocopié ma carte d'étudiante, témoigne XXX. Je pensais que c'était juste pour défendre l'intérêt des étudiants..." Hier quatre autres filles on demandés des comptes à un délégué de l'UNEF. "On avait passé un contrat pour vous aider, par pour être tête de liste", accuse YYY, 21 ans."
Téléchargez l'article cité ci-dessus.

Autre exemple venant de Marseille est présent dans la revue "Lettre d'information Juridique" d'octobre 2005. On y apprend en effet que "Trois des huit candidats de la liste UNEF ont retirés leur candidature ou fait savoir qu'elle avait été obtenue par tromperie".

Pour plus de détaille consultez l'article concerné.
Élections universitaires - TA, MARSEILLE, 31.05.2005, Union nationale des étudiants de France et autres, n° 0502640

dimanche, 12 février 2006

Et associations "fantômes"

Quoi de plus vendeur sur une liste éléctorale qu'un grand nombre de soutien ? Voilà pourquoi, dans un objectifs de crédibilisation nous avons besoin d'afficher que nous ne somme pas seul, mais bien un réseau entièrement étudiant et fortement diversifié. Cependant, outres les quelques associations dont l'histoire est fortement liée à la notre (APFEE, FERUF, UCEF) puisqu'elle sont des morceaux de nous même, nous avons tendence à en afficher une seconde liste beaucoup plus lisible et beaucoup plus critiquable.
Inventée de toutes pièces, sans aucune existence tengible et uniquement composé des deux ou trois membres de l'UNEF qui en ont déposé les statuts à la préfecture, ces associations ne sont que des noms, des coquilles vides faites pour tromper l'étudiant qui va voter "unef et associatons étudiantes".
Je pense qu'au lieu de perdre du temps à créer des coquilles vides, on ferait mieux de remplir d'avantage celles qui existent.


Voici une petite liste non exaustive d'association fantôme de l'UNEF.
Pour vous en convaincre, allez sur n'importe quel explorateur internet et faite une recherche sur ces noms... les seul résultats que vous trouverez en liens avec les étudiants seront les sites des Université affichant les résultats des élections avec la liste des soutiens des candidats ou un site de l'UNEF. Tout de même étrange que des fédération national étudiantes n'ai pas de site internet, ne publie aucun communiqué de presse et soit inconu du reste du monde.

FNEMS (fédération nationale des étudiants médecine santé) (l'association des étudiants en médecine de France l'affirme ici),
FENEC (fédération nationale des étudiants chercheurs) (l'Association Etudiants et recherche s'en étonne ici),
FNEM (Fédération Nationale des étudiants en Médecine),
FIDEC (Fédération indépendante des étudiants chercheurs),
Fédé'IUT (Fédération des étudiants en IUT),
CECED (Comités Etudiants Contre l’Extrême Droite),
...

lundi, 30 janvier 2006

Faux candidats

Un de nos grands problèmes est le recrutement et, dans des villes où il existe plusieurs Universités et où, dans chacune d'elles, il faut présenter plus de 20 candidats, nous avons beaucoup de mal à boucler la liste (et souvent le problème se pose à partir du 3ème de liste). C'est en tout cas une chose dont je n'avais pas conscience mais que j'ai violemment appris il y a un an, lorsqu'un Strasbourgeois rencontré dans un séminaire m'a transmis le document ci-dessous. En effet, il m'est apparu que la solution trouvée dans ces villes est de mettre des gens sur ces listes, soit en leur expliquant qu'ils n'auront rien à faire durant deux ans et qu'il faut juste qu'ils signent, soit même sans les en avertir, après avoir récupéré leur carte d'étudiant et leur signature par un autre prétexte (pétition, adhésion,...).

Lorsque l'on sait la responsabilité et le travail qu'il incombe à un élu étudiants, on ne peux que condamner ces faits qui tuent la représentation étudiante... mais d'après certains, il vaux mieux des élus fantôme que des ennemis (droite, conf, sud, faluchards,..) ... je me demande tout de même si un étudiant (quelque soit sa tendance) ne vaux pas mieux qu'un siège vide.


medium_iut_unef.jpgEt pour preuve, je vous propose une lettre signée d'un étudiant en IUT à Strasbourg, placé sur une de nos listes et qui demande à ce qu'on ne vote pas pour lui après que des gens d'une liste adverse lui ait apprit qu'il se présentait. (Certifiée conforme, signée avec carte d'étudiant à côté).

Petit extrait:

"Effectivement, les dirigeants de l'UNEF m'ont simplement demandé une signature pour pouvoir mettre un nom et une filière sur une liste mais concrètement je n'étais pas au courant de ce que cela signifiais ni de l'engagement que cela impliquais !!! ils m'ont dit que je devais assister à une réunion toutes les 6 semaines et que si je ne pouvais pas venir (donc ne pas vous représenter) ce n'était pas grave !!! "


Et pour ceux qui ne croiraient pas que cet étudiant était sur les liste UNEF, vous pouvez consultez les résultats publiés par l'Université Strasbourg 1, l'étudiant en question apparaît bien, 5ième de liste au CEVU sur la liste UNEF.