lundi, 30 janvier 2006

Mémoire courte

Rien n'est plus désagréable à l'UNEF que la schizophrénie ambiante. Alors que nous sommes tous des militants de gauche (du PS à la LCR) et que nous en sommes tous très fière, on nous demande, selon les échéances électorales et les stratégie du BN, de changer constamment d'étiquette. Ainsi je me suis retrouvé parfois à tracter en revendiquant mon attache politique et d'autre fois en devant tenir un discours modéré d'étudiant indépendant de toute idéologie politique (genre corpo). J'ai détesté dire aux étudiants que je n'étais pas particulièrement de gauche...

Extrait du "Parisien" de janvier 2006:

medium_julliard.jpg



Et pour ceux qui démentiront les responsabilités de Bruno Julliard, actuel président de l'UNEF au sein des MJS, je vous joint un lien ver le site PSinfo.net où notre président est cité en tant que représentant fédéral des MJS: "JULLIARD Bruno, animateur fédéral MJS (43) ".

dimanche, 29 janvier 2006

Où sont tes victoires ?

A l'heure du départ de nos "ex amis" de la CFDT, ceux-ci ont pondu un petit texte de 30 pages explicitant en détailles les dérives de l'UNEF.
medium_logo_conf_e.4.jpgLoin de mes pensée de donner un quelconque crédit aux positons de la Confédération étudiante", les auteurs de ce pamphlet, mais, avec le recul, je ne peux que leur donner raison sur un très grand nombre des points évoqué dans ce document. Le fait que le gros de nos troupes soient des premiers années qui ne réadhèrent jamais, que nos mobilisations sont quasiement jamais suivi par plus de 300 personnes à la fois (sur des campus de plus de 100 000 étudiants) , que nous usons souvent de la désinformation et que les propositions concrètes sont plutôt rare... et là ou ça m'a le plus réveillé, c'est lorsque nos pratiques d'adhésion sont montrées comme un des moteurs du si puissant taux d'abstention aux élections nationales, ce même taux d'abstention qui à mis Le pen au second tour...

Je vous laisse avec l'introduction et vous propose l'intégralité du document en téléchargement.



"UNEF : où sont tes victoires ?
De l'analyse du mouvement étudiant et de l'Unef en particulier

Créée en 1907, l'Union Nationale des Étudiants de France a connu ses heures de gloire de la fin de la seconde guerre mondiale au début des années soixante. De ces moments fastes, restent encore aujourd'hui des acquis importants de la vie étudiante. Parce que l'UNEF fut à l'origine de ces avancées et parce qu'elle fédérait la grande majorité des étudiants, cette période est restée dans les mémoires celle de « la Grande UNEF ». Depuis, l'UNEF a subi de multiples recompositions, traversé de multiples scissions. Dans les années 70, le tribunal de grande instance, saisi pour trancher un litige entre deux de ses fractions concluait à cette époque qu' « en droit comme en fait, il n'y a plus d'UNEF ».

Depuis les années soixante, l'UNEF, ou plus exactement les différents groupes et sous-groupes qui s'en revendiquent, n'ont jamais organisé le monde étudiant comme l'a fait la « Grande UNEF ». Depuis ses premiers affaiblissements, l'UNEF connaît une évolution déclinante sur la longue période.

On peut volontiers reconnaître qu'elle a plutôt mieux « tenu » le monde étudiant du milieu des années 80 au milieu des années 90, du mouvement Devaquet de 1986 à celui sur le CIP en 1994. Mais il ne faut pas confondre « tenir son milieu », ce que l'UNEF a fait parfois, et l'organiser, le représenter, le structurer, ce qu'elle n'a plus jamais fait en 40 ans. En 1986, comme en 1994, comme après chaque mouvement de la jeunesse, l'UNEF s'est avérée incapable d'accueillir dans ses rangs les étudiants. Ses tentatives pour « muter » ou « refonder » n'ont jamais dépassé le stade des textes de congrès.

L'année 2001 aurait, nous dit-on, marqué le retour de la « Grande UNEF ». Une UNEF forte, réunifiée. Mais ce qui a été présenté comme « le rassemblement du mouvement étudiant », n'aura été au mieux que le ralliement d'une cinquantaine de militants d'extrême gauche au processus de résurrection d'un mythe. Dans la réalité, c'est même pire puisque cette réunification, dans le même temps qu'elle masque, plus ou moins bien, les faiblesses importantes de l'UNEF, n'a fait que renforcer son repli sur elle-même, sa perte de substance et de contact avec les étudiants, sa marginalité, sa logique contestataire stérile…
"

Texte en ligne sur le site de la "Confédération étudiante", mouvement qui s'est divisé de notre UNEF en 2003.


* téléchargez le document intégrale ici *

A l'heure de la division...

Moi, je suis issu de l'UNEF (la vrai), et j'ai vu, il n'y a pas si longtemps l'UNEF et l'UNEF-ID se rassembler.
Cependant, je ne peux m'empêcher de me retourner sur ce qui nous pensions de ces "syndicalistes" qui sont aujourd'hui des notre, et je ne peux que m'étonner de retrouver dans le discours de l'époque des critiques qui sont pourtant encore d'actualité aujourd'hui.

Pour illustrer mes propos, je vous propose ci-dessous un petit extrait des propos tenu en avril 2000 par Guirec Manceau, pdt de l'AGEE-UNEF Evry; Jihad Wachil, pdt de l'UNEF Paris I, BN et Sylvestre Roth, secrétaire de l'UNEF Paris I:


"Déclaration de plusieurs sections de l'UNEF après les élections au CROUS"


" Ce raz de marée électoral a été obtenu par un autre raz de marée: celui le jour de l'élection de militants de l'UNEF-ID venus de province (l'UNEF-ID ayant obtenu du ministère, allez savoir comment, que les élections aient lieu à des jours différents à Paris et en province), alors que cette organisation était très peu présente depuis le début de l'année sur les facs parisiennes, faute d'adhérents sur celles-ci (ainsi elle n'a pu présenter de liste aux UFR de Lettres modernes de Paris IV, étant incapable de trouver… quatre candidats dans la filière la plus importante de l'Université). Mercredi 29 au soir, ces professionnels venus de Lyon, Strasbourg, Grenoble… ont repris le train pour aller faire campagne ailleurs. A quoi les élus ainsi obtenus serviront-ils aux étudiants de Paris ? Un élu étudiant n'a d'utilité que s'il appartient à une organisation présente sur la fac, à l'écoute de vos revendications. prête à recueillir pour les défendre les dossiers individuels. Mais l'UNEF-ID a mené campagne sans jamais vous dire ce qu'était le rôle réel d'un élu étudiant, en vous servant un programme abstrait sur papier glacé, illustré de photos provocatrices mais sans rapport avec les problèmes réels des étudiants.
Surtout, et c'est là le plus grave, ce papier glacé était truffé de mensonges. Vous voulez des preuves ? Allons-y !

Sur les SIX POINTS que l'UNEF-ID présentait comme son bilan, on peut relever SIX MENSONGES

* "7000 allocations d'études… pour la première fois la situation propre de l'étudiant est prise en compte". C'EST FAUX. Sur les 7000 "allocations d'études" prévues, de montant en fait très insuffisant pour vivre (le même qu'une bourse) moins de la moitié ont été attribuées parce que, justement, il n'y a aucun critère. Une aumône qui a tourné à l'arnaque.
* "L'UNEF-ID a obtenu le maintien de la bourse en cas de redoublement ou de réorientation pour les étudiants de premier cycle". DEUXIÈME MENSONGE: ce maintien est conditionnel, et les conditions sont drastiques (avoir réussi une partie de son année, prouver son assiduité aux cours). En même temps sont remises en cause les AIE, qui étaient attribuées plus largement aux boursiers redoublants
* "Exonération (…) L'UNEF-ID a obtenu une nouvelle aide: "la bourse à taux zéro". En fait, ces 11000 pseudo-bourses, qui ne donnent pas un sou mais exonèrent seulement des droits d'inscription, conduisent à la remise en cause de l'exonération de 10 % des étudiants non boursiers (soit 150 000 en théorie) qui était inscrite dans la loi. ÇA FAIT TROIS MENSONGES
* "Sécurité sociale pour tous les étudiants étrangers". Là, rien à dire, c'est vrai.
* LÀ, ON TOUCHE AU SUBLIME "L'exonération de la taxe d'habitation en résidence". Il n'a JAMAIS été question de taxe d'habitation en cité U (vérifiez le auprès de camarades résidents depuis plusieurs années). L'UNEF-ID considère donc comme sa victoire la suppression d'un impôt qui n'a jamais existé (mais elle ne dit rien de l'augmentation constante, bien réelle celle-là; des redevances des chambres depuis plusieurs années).
* LE SOMMET. "L'UNEF-ID a obtenu la réduction à 50 % dans les transports et [la] gratuité dans toute l'Île-de-France le week-end". D'abord ce n'est pas l'UNEF-ID qui a obtenu la carte Imagine R: le 50 % était une revendication commune aux deux syndicats étudiants (pour une fois que nous étions d'accord, c'est dommage de l'occulter) reprise par des organisations non syndicales, la FAGE et même l'UNI. C'est cette unanimité qui a conduit la RATP à faire un geste. Ensuite, ce n'est pas le 50 % que nous demandions: ça fait au maximum 40 %, beaucoup moins pour ceux qui ne sont pas à Paris l'été et doivent payer quand même, ou pour ceux qui n'ont pas eu leur carte d'étudiant à temps à l'automne. Quant aux week-ends… essayez de voyager gratuitement pour voir.

IL Y A DONC LÀ DEUX MENSONGES, QUI FONT SIX. LE COMPTE Y EST !

Le titre de cette page édifiante était "Ce que nous avons obtenu hier est la garantie de ce que nous ferons demain". Cela, nous ne le contestons pas. Mais c'est bien là qu'il y a raison de s'inquiéter et de s'indigner d'autant plus qu'à ces six mensonges s'est ajouté un septième, de loin le plus ignoble. Le principal argument des militants de l'UNEF-ID qui se sont adressés à vous le jour de l'élection a été "Vote pour nous pour empêcher l'extrême-droite de gagner". On comprend qu'il ait convaincu. Mais ceux qu'il a convaincu ressentiront sans doute un certain malaise à la lecture du résultat: les listes du GUD et du FNJ font respectivement 2,02 et 1,68 % des voix, concentrées sur Assas. Le danger était pressant ! Il sont juste oublié de dire qu'il y avait… six autres listes qui n'étaient pas d'extrême-droite, et que l'enjeu n'était pas là mais qu'il s'agissait pour vous de choisir des élus ayant la volonté et la capacité de défendre vos intérêts.

Et voilà comment ont été portés au CROUS cinq élus qui ne vous serviront à rien, parce qu'ils appartiennent à une organisation qui a le culot de se dire "indépendante et démocratique", mais dont la direction est totalement extérieure au monde étudiant et qui n'a plus rien à voir avec le syndicalisme étudiant.
"

Propos tiré du site "Luttes étudiante"
http://www.luttes-etudiantes.com/rezo/index.php?p=rezo&a=detail&idRezo=33


Un petit mot au passage sur le réunification de ces deux UNEF lu sur un blog militant: "Une seule UNEF: celle du MEDEF"

"Mais derrière une volonté d’hégémonie et un triomphalisme affiché, la réalité est toute autre : l’Unef-id n’est absolument pas une organisation de masse, son nombre d’adhérents est au contraire en baisse constante : 0,3 % des étudiants officiellement, sûrement moins en réalité. Reste un réseau de bureaucrates se tirant dans les pattes pour des querelles d’appareils, et bien sûr les célèbres pratiques maffieuses : outre la mise en examen de l’Unef-id et de la plupart de ses anciens dirigeants dans l’affaire de la MNEF, citons aussi l’annulation des élections au CNESER de 1998 pour cause de fraude massive de la part de l’Unef-id. Détournement de fonds destinés à la santé des étudiants et fraude électorale : une certaine idée de l’indépendance et de la démocratie."